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Jan
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Alors, comment se fait-il que certaines personnes choisissent d’épargner et d’autres de dépenser?

La recherche a démontré que c’était en partie (environ 25 pour cent) inscrit dans notre ADN2. L’aversion au risque et la perception du temps semblent également montrer certaines racines génétiques.

De plus, les préférences sociales que les parents inculquent à leurs enfants ont une incidence sur leur perception du fait d’épargner pour l’avenir3. Peut-être que des expériences  économiques antérieures ont affecté leur volonté d’épargner maintenant.

Les épargnants des années 1980 – ceux qui épargnaient entre 15 et 20 pour cent de leur revenu disponible – étaient de jeunes adultes dans les années 1950. C’étaient des années de prospérité, et plusieurs Canadiens ont vu leur vie transformée par l’économie en pleine effervescence.

Ils ont vu leurs parents économiser lorsqu’ils le pouvaient; pas seulement pour l’avenir, mais également pour effectuer un achat important. L’invention de la carte de crédit dans les années 1950 a changé la façon de vivre des Nord-Américains. Les centres d’achats ont commencé à faire partie du paysage, et l’actuelle société de consommation a vu le jour. Les attitudes face à l’épargne ont commencé à changer.

Grâce à l’influence de leurs parents, ces jeunes adultes ont continué d’épargner jusque dans les années 1980 et début des années 1990. Ils sont devenus en cours de route les parents des personnes qui devraient épargner maintenant.

La société de consommation créée dans les années 1950 peut avoir influencé les faibles taux d’épargne actuels. Les épargnants d’aujourd’hui ont vu leurs parents acheter plus à crédit, au lieu d’épargner pour effectuer un achat important, et vécu la vigueur de l’économie de la dernière moitié du vingtième siècle.
L’épargne semble avoir rapetissé au même rythme que la consommation s’est accrue. Avoir la patience d’épargner à long terme, et la discipline de vivre selon la philosophie « ne pas dépenser ce qu’on n’a

pas », demeurent coller à certaines personnes pour toujours.
Le grand défi auquel sont confrontés plusieurs parents est de trouver le moyen de transmettre ces principes à leursenfants — ce n’est pas une tâche facile dans un monde qui valorise la gratification immédiate.

Les chercheurs discutent de l’incidence de la dynamique parents-enfants sur la décision d’épargner pour l’avenir.Peut-être devriez-vous en discuter également. Votre conseiller en sécurité financière peut vous aider.

 

1 Source : An Employer Perspective on Fixing Ontario’s Pension Problem, © 2014 Chambre de commerce de l’Ontario

2 Genetic Variation in Financial Decision-making, par D. Cesarini, M. Johannesson, P. Lichtenstein, O Sandewall and B. Wallace, © 2010 3 Source : The origins of Savings Behavior, par H. Cronqvist et S. Siegel, © 2010

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